Cadre Budgétaire à Moyen Terme de l'État (2024-2026) – Allocations triennales, Deuxième version

Pays
Cameroun
Type
Texte juridique
Date d'adoption
1 novembre 2023
Organisation
Ministère des Finances du Cameroun
RésuméDocument présentant le cadre budgétaire à moyen terme de l'État camerounais pour la période 2024-2026, incluant les hypothèses macroéconomiques (croissance, inflation, prix du pétrole) et les objectifs de politique budgétaire. Il détaille les allocations triennales de dépenses par secteur et les prévisions de recettes, visant à assurer la viabilité budgétaire et le financement de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030.

# REPUBLIQUE DU CAMEROUN

# CADRE BUDGETAIRE A MOYEN TERME

# DE L'ETAT

# (2024-2026)

# Allocations triennales

# Deuxième version

Novembre 2023

# I.1 Hypothèses macroéconomiques

Les projections budgétaires sur la période 2024-2026 reposent sur des hypothèses macroéconomiques prudentes, réalistes et réalisables. En effet, la croissance économique est projetée à 4,5% en 2024 avec un taux d’inflation à 4%, un prix mondial du baril de pétrole à 79,9 dollars et un taux de change du dollar à 622,14 FCFA.

Entre 2025 et 2026, l’activité économique resterait dynamique à un rythme moyen de 5,1%. L’inflation baisserait à 2,8% en moyenne, en deçà du seuil de convergence de la CEMAC (3%). Par ailleurs, la baisse du prix mondial du baril de pétrole va se poursuivre pour s’établir en moyenne à 74,4 dollars, avec le dollar qui s’apprécierait pour se situer à un taux de change moyen de 625,1 FCFA.

Tableau 1 : Hypothèses macroéconomiques clés sur la période 2024-2026

<table><tr><td></td><td>2022</td><td>2023</td><td>2024</td><td>2025</td><td>2026</td></tr><tr><td>Taux de croissance</td><td>3,6</td><td>3,9</td><td>4,5</td><td>4,9</td><td>5,2</td></tr><tr><td>Inflation</td><td>6,3</td><td>6,7</td><td>4</td><td>3</td><td>2,5</td></tr><tr><td>Pétrole brute (en millions de barils)</td><td>24,951</td><td>23,995</td><td>24,247</td><td>25,261</td><td>22,672</td></tr><tr><td>Gaz (en milliards de scf)</td><td>77,512</td><td>82,863</td><td>96,000</td><td>259,2</td><td>264,000</td></tr><tr><td>Pétrole brute (en dollars)</td><td>96,36</td><td>80,49</td><td>79,9</td><td>76,0</td><td>72,7</td></tr><tr><td>Gaz (en dollars)</td><td>14,7</td><td>10,70</td><td>10,0</td><td>10,0</td><td>10,0</td></tr><tr><td>Décote</td><td>4,8</td><td>3,5</td><td>3,5</td><td>3,5</td><td>3,5</td></tr><tr><td>Prix du baril Camerounais</td><td>91,6</td><td>77,0</td><td>76,4</td><td>72,5</td><td>69,2</td></tr><tr><td>Taux de change $/FCFA</td><td>624,00</td><td>617,18</td><td>622,14</td><td>624,24</td><td>626,00</td></tr></table>

Source : Comité de cadrage

# I.2 Objectifs de politique budgétaire 2024-2026

En 2024, l’objectif du Gouvernement en matière de finances publiques est d’assurer la compatibilité de la politique budgétaire avec les objectifs poursuivis dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), à travers un financement adéquat du programme de dépenses qui en découle, tout en garantissant la viabilité budgétaire à moyen et à long terme.

La politique fiscale permettra d'augmenter le niveau de mobilisation des recettes internes non pétrolières afin d’accroitre l’espace budgétaire nécessaire au financement des dépenses publiques. Ainsi, la pression fiscale devrait passer de 12,9% du PIB estimée en 2023 à 13,4% en 2024, soit un effort fiscal de 0,5% du PIB qui sera réalisé

grâce à la mise en place des mesures fiscales, douanières et non fiscales nouvelles. A moyen terme, la pression fiscale passerait à 13,7% du PIB en 2025, puis à 14,0% du PIB en 2026.

Au niveau de la politique de dépenses, le Gouvernement poursuivra la mise en place des réformes visant à rationaliser les dépenses publiques, à travers une meilleure priorisation et la promotion de leur efficience et efficacité socioéconomique, pour garantir l’atteinte des objectifs de la SND30. Dans ce sens, le niveau des dépenses d’investissements publics sera accru de 0,8 point à 4,7% du PIB en 2024 contre 3,9% en 2023, tout en contenant le niveau global des dépenses publiques hors intérêts de la dette à 15,4% du PIB en 2024 comme en 2023, grâce au frein maintenu sur la croissance des dépenses discrétionnaires en fonctionnement pour toutes les administrations y compris la subvention aux Etablissements publics. A moyen terme, les dépenses d’établirait à 15,7% en moyenne, tirées par l’augmentation des dépenses en capital.

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