Yaoundé, le 18 août 2021
SOMMET EXTRAORDINAIRE VIRTUEL DES CHEFS D'ETAT DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE ET MONETAIRE DE L'AFRIQUE CENTRALE (CEMAC) (18 août 2021)
Thème : « Evaluation de la situation macro-économique de la CEMAC en contexte de COVID-19 et Analyse des mesures de redressement »
DISCOURS D'OUVERTURE DE S.E.M. PAUL BIYA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN, PRESIDENT EN EXERCICE DE LA CEMAC.
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- Messieurs les Présidents et Chers Frères ;
- Monsieur le Premier Ministre du Congo ;
- Madame la Directrice Générale du Fonds Monétaire International ;
- Monsieur le Président du Groupe de la Banque Mondiale ;
- Monsieur le Président du Groupe de la Banque Africaine de Développement ;
- Monsieur le Président de la Commission de la CEMAC ;
- Monsieur le Représentant du Ministre de l'Economie et des Finances de la République Française ;
- Distingués Invités ;
- Mesdames, Messieurs ;
La rencontre de ce jour est la première du genre depuis le décès tragique du Président tchadien, notre frère, feu le Maréchal IDRISS DEBY ITNO. Je voudrais, une fois encore, lui rendre hommage. Par son engagement panafricain exceptionnel, sa défense remarquable des causes de notre Communauté et son rôle décisif en faveur de l'intégration sous-régionale, il nous aura tous profondément marqué.
- Messieurs les Présidents et Chers Frères ;
- Distingués Invités ;
- Mesdames, Messieurs ;
La pandémie du COVID-19 et ses nombreuses contraintes m'obligent à vous accueillir virtuellement à Yaoundé. Je souhaite à tous une très chaleureuse bienvenue à ce Sommet Extraordinaire des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEMAC. Je salue la présence des Invités Spéciaux qui nous viennent du FMI, de la Banque Mondiale, de la Banque Africaine de Développement et de la France. Votre soutien constant à la CEMAC est un atout majeur. Surtout dans le contexte actuel de lutte contre une grave crise sanitaire à l'échelle mondiale.
En effet, cette crise a engendré, au plan planétaire, des conséquences humaines, économiques et sociales d'un impact jamais égalé. La récession mondiale de $3,3\%$ enregistrée en 2020 n'a pas épargné nos pays. L'extrême pauvreté et les vulnérabilités ont rejallli brutalement dans notre espace sous-
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régional. L'atteinte des objectifs de développement durable en 2030 est aujourd'hui fortement compromise.
Je voudrais néanmoins me féliciter de notre réaction commune face à cette nouvelle crise. Malgré les limites de nos systèmes de santé et de nos infrastructures en la matière, nous avons réussi globalement à endiguer une trop grande propagation du coronavirus. Nous avons ainsi pu préserver de nombreuses vies humaines.
Nous devons cependant rester vigilants et mobilisés. Car, cette crise sanitaire perdure. Il nous faudra poursuivre, ensemble et avec détermination, la phase cruciale du combat contre ce virus par la vaccination. L'Afrique a besoin d'un accès large et équitable au vaccin. En effet, comment pourrions-nous atteindre une immunité collective avec moins de 5% de nos concitoyens actuellement vaccinées ?
Je tiens ici à saluer l'action de nos partenaires au développement depuis l'apparition de la pandémie :