Yaoundé, le 06 juin 2014
CEREMONIE DE REMISE DU PRIX DE L'UNION PANAFRICAINE DES AVOCATS POUR « LA RESOLUTION PACIFIQUE DES CONFLITS »
ALLOCUTION DE S.E.M. PAUL BIYA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.
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- Monsieur le Président de l'Union Panafricaine des Avocats,
- Messieurs les membres du Conseil Exécutif de l'Union Panafricaine des Avocats,
- Monsieur le Président THABO MBEKI et cher frère,
- Excellences,
- Mesdames et Messieurs,
C'est pour moi un plaisir particulier de prendre la parole à cette cérémonie de remise du Prix de votre organisation pour la Résolution pacifique des Conflits.
En cette circonstance, il m'est agréable de vous remercier d'avoir choisi le Cameroun pour abriter l'Assemblée Triennale de l'Union Panafricaine des Avocats.
Permettez-moi également de saluer la présence parmi nous de Monsieur THABO MBEKI, notre frère, Ancien Président de la République d'Afrique du Sud, auquel je souhaite la bienvenue.
- Excellences,
- Mesdames et Messieurs,
Dans le monde d'aujourd'hui, de nombreux conflits armés mettent en péril la stabilité des États ou la paix entre les nations. L'Afrique illustre malheureusement ce constat, à commencer par la situation tragique que connaît actuellement la République Centrafricaine.
Les causes des conflits en Afrique sont multiples et variées. Il serait fastidieux de les passer en revue. Je me bornerai maintenant à souligner le danger que font courir à la paix les disputes de frontières et les contentieux territoriaux.
A titre d'exemple, je reviendrai quelques instants sur les efforts faits par le Nigeria et le Cameroun pour trouver une solution pacifique au différend territorial qui les opposait à propos de la péninsule de Bakassi.
Je crois pouvoir dire que des deux côtés, il a été fait usage de toutes les ressources de la diplomatie et de la justice internationale. Et que ces efforts ont permis d'aboutir à une issue honorable pour les deux parties.
Il a été ainsi démontré que le recours à la force pose plus de problèmes qu'il n'en résout. C'est d'ailleurs ce que stipule la Charte des Nations Unies lorsqu'elle prohibe le recours à la force et exige l'obligation du règlement pacifique des différends.
La paix par le droit est donc possible. A condition toutefois que la force cède le pas devant le droit. A condition aussi que les États reconnaissent la primauté du droit international et le rôle prééminent des Nations Unies.
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Par ailleurs, la paix dans le monde ne pourra être assurée que si la Communauté internationale fait de la solidarité une des valeurs fondamentales des relations entre nations. On ne peut que se réjouir de la prise de conscience de plus en plus forte de cette obligation par une majorité d'Etats.
A cet égard également, le rôle des Nations Unies demeure capital.