# COMMUNIQUE A L'ISSUE DU CONSEIL DE CABINET DU MARDI 30 MAI 2017
Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Son Excellence Philemon YANG, a présidé le mardi 30 mai 2017 à partir de 09 h à l'immeuble principal abritant ses Services, le traditionnel Conseil de Cabinet. Y ont pris part, les Ministres d'Etat, les Ministres, les Ministres Délégués et les Secrétaires d'Etat.
Trois thèmes figuraient à l’ordre du jour des travaux :
- un exposé sur « les axes de développement de la navigation fluviale au Cameroun », présenté par le Ministre délégué auprès du Ministre des Transports ;
- un exposé sur « les innovations induites par l’exécution en régie des travaux routiers», présenté par le Ministre des Travaux Publics ;
- un exposé sur « la stratégie d’audit de la performance des programmes et projets gouvernementaux », présenté par le Ministre Délégué à la Présidence de la République chargé du Contrôle Supérieur de l'Etat.
Prenant la parole après le propos introductif du Chef du Gouvernement, le Ministre délégué auprès du Ministre des Transports a tout d'abord dressé un état des lieux de la navigation fluviale au niveau national, duquel il ressort que le Cameroun possède un réseau hydrographique dense, mais irrégulièrement réparti et insuffisamment exploité. Il a souligné que la voie fluviale constitue un mode de transport alternatif, qui permet la circulation des personnes et des biens, ainsi que l'accès aux bassins agricoles. Cependant, l'organisation du transport fluvial au Cameroun demeure embryonnaire, voire artisanale, et est confrontée à diverses contraintes telles que le déplacement des chenaux naturels de navigation du fait de l'ensablement des cours d'eau ; l'existence des chutes et successions de rapides.; l'encombrement des fleuves en particulier par la jacinthe d'eau ainsi que la faiblesse du tirant d’eau en période d'étiage.
Le Ministre délégué auprès du Ministre des Transports s'est ensuite appesanti sur les axes prioritaires de développement dé la navigation fluviale au Cameroun, à savoir (i) l'identification des tronçons navigables au regard du potentiel hydraulique des cours d’eau ; (ii) l'élaboration d'une réglementation spécifique à la navigation fluviale ; (ii) l'aménagement des espaces économiques le long des principaux cours d'eau et (iv) la construction des voies navigables intégrées à l'échelle sous-régionale.