67ÈME SESSION DE L'ASSEMBLEE GENERALE DES NATIONS UNIES (New York, 18 septembre – 1er octobre 2012)
# DEBAT GENERAL
Déclaration de S.E.M. Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, lue par le Ministre des Relations Extérieures, Pierre MOUKOKO MBONJO, le 26 septembre 2012
- Monsieur le Président,
Permettez-moi tout d'abord de vous exprimer mes vives et chaleureuses félicitations pour votre élection à la présidence de la 67ème session de l'Assemblée Générale.
L'expérience que vous avez acquise à la tête de la diplomatie de votre pays me laisse penser que, comme votre prédécesseur, Monsieur Nassir Abdulaziz Al-NASSER, vous saurez diriger nos débats avec toute l'habileté et le talent nécessaires.
A Monsieur Al-NASSER précisément, je voudrais de nouveau dire l'appréciation de mon pays pour son action à la présidence de la 66ème Assemblée Générale.
Je souhaiterais enfin saluer la présence à ces assises de Monsieur Ban Ki-MOON, Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies et le remercier pour son dévouement au service des idéaux de notre Organisation.
- Monsieur le Président,
- Excellences Mesdames, Messieurs les Chefs d'Etat et de Gouvernement,
- Mesdames, Messieurs les Ministres et Ambassadeurs,
- Mesdames, Messieurs,
L'année en cours a été marquée par une intense activité de notre Organisation. Nous avons tenu d'importantes réunions pour débattre des questions majeures de l'heure et envisagé les actions les plus appropriées pour y répondre.
2
Permettez-moi de revenir sur deux d'entre elles.
Il s'agit d'abord de la Conférence de Rio sur le développement durable, organisée en juin 2012 pour célébrer les 20 ans de l'emblématique Sommet de la Terre. Cette rencontre nous a permis de définir l'avenir que nous voulons laisser à nos enfants.
Je suis heureux que la vision commune adoptée à l'issue de cette réunion reconnaisse la nécessité d'intégrer davantage à tous les niveaux de notre action les aspects économiques, sociaux et environnementaux du développement durable.
En effet, si nous voulons laisser aux générations futures un monde vivable, l'économie verte me semble la solution la plus efficace pour assurer un développement permettant à la fois de satisfaire les besoins des populations et de préserver l'environnement.
Pour ce qui nous concerne, le Cameroun a déjà initié des actions à cet égard. Il entend œuvrer davantage en faveur de la préservation de son capital naturel et dans la recherche des solutions à faible intensité de carbone ainsi que pour la promotion des modes de production et de consommation durables.
Selon nous, la mutation vers l'économie verte doit être progressive et bénéficier du soutien de la communauté internationale. A ce propos, le document adopté à l'issue de la Conférence de Rio a engagé la communauté internationale à respecter les nombreux engagements pris à l'égard de l'Afrique en matière de développement durable, en assurant notamment un transfert des technologies appropriées. Les institutions financières internationales et la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) sont invitées à renforcer leurs actions à cet égard. C'est une avancée significative.