DISCOURS DE S.E.M. PAUL BIYA, PRESIDENT ELU DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN A L'OCCASION DE LA PRESTATION DE SERMENT DEVANT L'ASSEMBLEE NATIONALE
Yaoundé, le 03 novembre 2011
Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale, Monsieur le Président de la Cour Suprême, Mesdames et Messieurs les Députés, Mesdames, Messieurs, Chers compatriotes,
Qu'il me soit d'abord permis de remercier Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale pour ses paroles de bienvenue et ses encouragements au début de ce nouveau mandat.
Dans ce Temple de la démocratie, je tiens également à remercier une nouvelle fois les Camerounaises et les Camerounais de m'avoir renouvelé leur confiance. Il va sans dire qu'elle sera pour moi un précieux soutien moral dans l'exercice des lourdes responsabilités qui seront les miennes au cours des prochaines années.
Le serment que je viens de prêter devant vous, c'est-à-dire « devant le peuple camerounais » selon les termes de l'article 7 de notre Constitution, revêt, à mes yeux, une haute valeur symbolique. Il exprime d'une part une fidélité absolue aux institutions de la République et a d'autre part valeur d'engagement personnel de remplir les obligations qui sont celles du Chef de l'État, telles que les définit notre Loi Fondamentale.
Je m'engage donc personnellement et solennellement à exercer ces hautes responsabilités pour le bien du peuple camerounais, comme je l'ai fait par le passé.
Mesdames et Messieurs les Députés,
Ainsi que j'ai eu l'occasion de le dire au lendemain de la proclamation des résultats, je ne me dissimule pas l'étendue et les difficultés de la tâche à accomplir durant ce nouveau mandat. J'en ai exposé les grandes lignes au cours de la campagne électorale. Mais, je souhaite revenir devant vous sur certains points auxquels j'attache une importance particulière.
Au fil du temps, notre système démocratique s'enracine, se consolide et se perfectionne. L'activité de l'Assemblée Nationale en est une bonne illustration. Elle est le théâtre, en commissions ou en séances plénières, de
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débats sérieux – parfois très vifs – qui témoignent de la vitalité de l'institution. Loin d'être une simple « chambre d'enregistrement », elle joue un rôle essentiel dans notre vie démocratique. Elle doit continuer dans cette voie. Je suis heureux d'avoir cette occasion d'en féliciter son Président et tous ses membres.
L'Assemblée Nationale sera bientôt épaulée par le Sénat. Le pouvoir législatif sera alors exercé par un Parlement complet où les collectivités territoriales décentralisées seront, elles aussi, représentées. Par ailleurs, le processus de décentralisation, qui se poursuit de façon satisfaisante, sera mené à son terme avec un transfert complet des compétences et la mise en place des conseils régionaux prévus par notre Loi Fondamentale. Nous disposerons en conséquence d'une architecture assurant aux citoyens une meilleure participation à la vie publique, avec un bon équilibre entre l'État et les collectivités décentralisées. Il nous faudra également installer le Conseil Constitutionnel qui est un organe essentiel pour le fonctionnement de nos institutions.