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Texte juridique

Discours de S.E.M. Paul Biya, Président de la République du Cameroun, au 15ème Sommet de l'Organisation Internationale de la Francophonie (Dakar, 29-30 novembre 2014)

Cameroun · Adoption : 29 novembre 2014

Pays
Cameroun
Type
Texte juridique
Date d'adoption
29 novembre 2014
Organisation
Présidence de la République du Cameroun
RésuméDiscours du Président camerounais Paul Biya au 15e Sommet de la Francophonie à Dakar. Il aborde les défis sécuritaires liés au terrorisme (Boko Haram), la nécessité de solidarité pour le développement et la lutte contre la pauvreté, l'importance de l'éducation et de l'autonomisation des femmes et des jeunes, la protection de l'environnement (forêt du bassin du Congo, Lac Tchad), et appelle à une Francophonie audacieuse et fidèle à ses valeurs humanistes.

Dakar, le 29 novembre 2014

# 15EME SOMMET DE L'ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE

(Dakar, 29-30 novembre 2014)


# DISCOURS DE S.E.M. PAUL BIYA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN

2

Monsieur le Président de la Conférence,

Mesdames, Messieurs les Chefs d'Etat, de Gouvernement et de délégations,

Monsieur le Secrétaire Général de l'Organisation Internationale de la Francophonie,

Excellences, Mesdames, Messieurs,

Nous savons depuis longtemps que le monde n'est pas juste. Nous savons aussi qu'il faudra beaucoup de temps et d'efforts pour venir à bout de la pauvreté et de l'exclusion.

Nous savons aussi que le monde est dangereux et que les périls peuvent intervenir à tout moment : guerres civiles ou étrangères, rivalités ethniques ou religieuses, oppression de factions sur les populations, que sais-je encore.

On peut, face à ces défis, se demander ce que notre organisation peut faire de plus.

On répondra aisément qu'elle s'est déjà fortement impliquée dans la préservation de la paix, la promotion de la démocratie et des droits de l'homme. On évoquera son rôle pour la défense de la solidarité entre les nations et son soutien à l'éducation et la formation. C'est exact. Et, à ce point de mon propos, je tiens à féliciter très chaleureusement mon frère et ami, le Président Abdou DIOUF pour l'ensemble du travail remarquable qu'il a accompli.

Je veux simplement dire que, depuis peu, nous sommes confrontés à de nouveaux défis.

Le premier concerne notre sécurité. Jusqu'alors, nous avions affaire à des conflits locaux dont les conséquences dépassaient rarement les limites de la sous-région. Aujourd'hui, nous sommes menacés par une entreprise de déstabilisation d'envergure mondiale. À l'offensive en Irak et en Syrie, elle a étendu ses tentacules au cours des dernières années jusqu'au Mali, puis à l'ensemble de la zone sahélienne.

Par l'entremise du terrorisme, elle fait également peser sa menace sur l'ensemble de la planète.

A titre d'exemple, je me permettrai d'appeler l'attention sur la situation de mon pays actuellement en butte aux attaques de la secte Boko Haram. Je remarquerai au passage que tous les pays voisins immédiats du Nigeria sont membres de l'OIF et sont donc concernés comme le Cameroun.

Face à un ennemi commun qui conteste toutes les valeurs auxquelles nous sommes attachés, la solidarité doit jouer à plein. L'Histoire récente nous enseigne qu'avec ce genre d'adversaire il ne peut y avoir de compromis.

Ai-je besoin de dire que nous restons des partisans déterminés de la paix. Nous ne renoncerons pas au « dialogue des cultures » cher au Président SENGHOR, cet illustre chantre de la fraternité humaine universelle.

3

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