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GROUPEMENT
INTER-PATRONAL
DU CAMEROUN
Agir & réussir ensemble
LE BULLETIN
du Patronat
Edition n°78 · Juin 2020
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# COVID-19
# LA RIPOSTE PATRONALE
TABLEAUX DE BORD DE L'ÉCONOMIE
3T19: La morosité du climat des affaires se confirme, alimentée par les difficultés fiscales 4T19: Le calme avant la tempête ?
SEM Peter Henry Barlerin L'Ambassadeur des États-Unis d'Amérique au Cameroun
Un environnement solide et stable est nécessaire et requiert une fiscalité non prédatrice
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EDITORIAL
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# LE COVID-19 ET NOS RESPONSABILITES DE CHEFS D'ENTREPRISE
Par Célestin Tawamba, Président du GICAM
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En l'espace de quelques mois, le monde se retrouve confronté à une crise sanitaire sans précédent historique, inédite, et dévastatrice sur le plan de la santé comme sur le plan économique.
C'est l'un des plus grands défis qui ait été jamais posés au Cameroun. Qui plus est, il a la particularité de s'ajouter aux crises sécuritaires, des devises, de la dette intérieure et du déficit budgétaire, sur fonds d'économie sous régionale en panne.
De fait, sur le plan économique, les effets immédiats de la pandémie sont nombreux et se manifestent à plusieurs niveaux : prix du baril du pétrole divisé par trois, chute des exportations, baisse des importations, report de la CHAN, fermeture d'hôtels, de restaurants et de bars, tourisme sinistré, transport aérien en berne, arrêt des investissements privés/publics, fermeture des frontières et réduction des échanges avec l'extérieur, chômage technique, faillites...
Ces dégradations pourraient déboucher sur des conséquences encore inimaginables il y a quelques mois seulement. Sur ce point, deux scénarios peuvent en effet être mis en avant :
A maxim : un risque d'effondrement total de l'économie, le déficit budgétaire non financé, un (re) financement impossible de la trésorerie des entreprises, des faillites à répétition et des effets domino, des pertes d'emplois massives et, au bout du compte, des pertes d'emplois formels et informels et une crise sociale majeure.
A minima : la disparition de certaines filières, la raréfaction des liquidités pour les entreprises et une crise sociale importante (perte d'emplois formels)
On peut donc comprendre pourquoi en Europe et en Amérique, les gouvernements ont tout fait de mettre en place des mesures de soutien financier massif aux entreprises et aux ménages. De même, et plus près du Cameroun, des États comme la Côte d'Ivoire ou le Sénégal, à titre d'exemples, ont pris, des engagements peu ou prou de même nature.
Au total, au moment où j'écris ces lignes, le Plan d'aide de l'Union européenne mobilise 500 milliards d'euros dont 200 milliards d'euros de prêts à des entreprises. En Suisse, l'État a prévu une enveloppe de 10 milliards de francs suisses et, dans le même temps, des experts préconisaient dix fois plus pour éviter des