REPUBLIQUE DU CAMEROUN Paix – Travail – Patrie REPUBLIC OF CAMEROON Peace – Work – Fatherland
# CONFERENCE DE PRESSE
# PROPOS LIMINAIRE
DE
# MONSIEUR LAURENT ESSO
MINISTRE D'ETAT,
MINISTRE DE LA JUSTICE, GARDE DES SCEAUX
SUR
# LES REVENDICATIONS
# DES AVOCATS ANGLOPHONES
YAOUNDE, 30 MARS 2017
Avant de commencer notre entretien, permettez-moi de vous présenter les personnalités qui accompagnent le Ministre de la Justice.
- Monsieur le Professeur Jacques FAME NDONGO, Ministre de l'Enseignement Supérieur, que vous connaissiez très bien ;
- Monsieur Michel Ange ANGOUING, Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative ; Monsieur Michel Ange ANGOUING est Magistrat hors hiérarchie ;
- Monsieur Alamine Ousmane MEY, Ministre des Finances ;
- Monsieur Jean Pierre FOGUI, Ministre Délégué auprès du Ministre de la Justice, Président du Comité Ad Hoc chargé d'examiner et de proposer des solutions aux préoccupations exprimées par certains avocats anglophones ;
- Monsieur George GWANMESIA, Secrétaire Général du Ministère de la Justice, Membre du Comité Ad Hoc ;
- Mme Florence ARREY, Directeur des Professions Judiciaires au Ministère de la Justice ;
et bien sûr notre Ami de toujours
- Monsieur Issa TCHIROMA BAKARY, Ministre de la Communication.
Notre entretien portera sur les mesures que le Président de la République a instruit le Gouvernement de prendre pour apporter des réponses aux revendications exprimées par certains avocats anglophones quant au fonctionnement des services judiciaires.
Je vous présenterais ma communication en Français, la version anglaise étant disponible.
A la fin de la présentation, nous prendrons 3 ou 4 questions pour préciser ou compléter les informations que nous vous aurons données.
Courant octobre 2016, certains Avocats anglophones sont descendus dans les rues des ressorts des Cours d'Appel du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
A la suite de ces mouvements d'humeur, des revendications ont été exprimées relativement au fonctionnement de notre système judiciaire.
Je voudrais préciser que ces préoccupations n'ont pas été directement adressées au Ministère de la Justice, mais plutôt au Président de la République qui, conformément à la Constitution, « assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des services publics ».
Le Chef de l'Etat m'a donc instruit d'avoir cet entretien avec la presse, afin d'évoquer un certain nombre de questions et d'exposer les solutions préconisées par le Gouvernement pour y faire face.
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Pour que nous parlions tous le même langage, il me semble judicieux de préciser au préalable qu'au terme de l'article 1er (3) de la Constitution, « La République du Cameroun adopte l'anglais et le français comme langues officielles d'égale valeur ».
Il en résulte que le citoyen camerounais, dans ses rapports avec les services publics, peut s'exprimer dans l'une ou dans l'autre des deux langues, qu'il soit dans les régions anglophones ou qu'il soit dans les régions francophones.
Cela est légal ; cela est légitime.
La promotion du bilinguisme sur toute l'étendue du territoire est un projet dont le Gouvernement s'est attelé à la mise en œuvre effective.