REPUBLIQUE DU CAMEROUN PAIX - TRAVAIL - PATRIE
# DECLARATION DU MINISTRE DE LA COMMUNICATION
# A L'OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA LIBERTE DE LA PRESSE
03 MAI 2007
YAOUNDE - MAI 2007
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Mesdames, Messieurs les Journalistes et Professionnels associés ou auxiliaires des médias,
Chers Invités,
Mesdames, Messieurs,
La communauté internationale travers l'UNESCO, a choisi de célébrer cette année la journée mondiale de la liberté de la presse sous le thème « Liberté de la presse, Sécurité des journalistes et Impunité ».
Ce thème rappelle à notre mémoire les graves dangers auxquels se trouvent encore exposés de nos jours à travers le monde, la presse et ses professionnels, dans l'exécution de leurs tâches quotidiennes, qui sont celles de la libre information des différents publics.
Le Directeur Général de l'UNESCO, M. Koïchiro Matsura le rappelait dans son message de circonstance que, selon les organisations les plus crédibles de défense de la liberté de la presse, 2006 aura été l'année la plus meurtrière jamais connue dans l'Humanité, avec plus de 150 journalistes tués du fait de l'exercice de leur métier.
Cette question de l'insécurité de millions de femmes et d'hommes ayant choisi de consacrer leur vie à l'information d'autrui, nous préoccupe à l'évidence. Car, dans tout système organisé et qui se veut porteur de la moindre des civilisations humaines, il ne saurait en aucun cas être admis ni même toléré, que certaines personnes en viennent à attenter de cette façon à la vie ou à l'intégrité de leurs semblables, au seul motif que des dires ou des écrits provenant de ceux-ci, pour simplement satisfaire un besoin d'information que l'on sait du reste légitime en l'Homme, aient eu à déplaire ou à contrarier ceux-là.
En accord avec la communauté internationale, le Cameroun condamne donc avec la dernière énergie, toutes sortes d'actes de nature à mettre en péril, sous quelque prétexte que ce soit, la sécurité des journalistes et des professionnels auxiliaires et attenants à la profession de journaliste.
Fort heureusement, le Cameroun, qui s'est résolument engagé dans la construction et la pérennisation d'un État de droit et d'une société de libertés, a su jusqu'à présent prévenir de telles velléités, et les sanctionner lorsque cela s'est avéré nécessaire.
D'autres enjeux continuent cependant de nous interpeller, dans cette quête permanente, qui est celle de l'édification d'une presse camerounaise libre et responsable.
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Si nous pouvons à juste titre, je pense, nous réjouir des acquis d'une diversité des structures de presse et d'une liberté éditoriale indéniables dans notre pays, il nous faut encore consolider cette extraordinaire dynamique, par un renforcement durable des capacités de ces structures, à la fois au plan managérial, infrastructurel et essentiellement économique.
Il nous faut aussi acquérir, au sein de notre grande famille journalistique et médiatique en général, une véritable culture de la responsabilité et de la citoyenneté.