Yaoundé, le 28 janvier 2025
REMISE A LA PARTIE CAMEROUNAISE DU RAPPORT DE LA COMMISSION MIXTE SUR LE ROLE ET L'ENGAGEMENT DE LA FRANCE DANS LA LUTTE CONTRE LES MOUVEMENTS INDEPENDANTISTES DE 1945 A 1971
DISCOURS DE S.E.M. PAUL BIYA, RESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN
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- Messieurs les Ministres ;
- Monsieur le Ministre Délégué, chargé de la Francophonie et des Partenariats Internationaux ;
- Messieurs les Ambassadeurs ;
- Madame et Monsieur les Co-Présidents de la Commission Mixte sur le rôle et l'engagement de la France contre les Mouvements Indépendantistes et d'Opposition au Cameroun, de 1945 à 1971 ;
- Mesdames, Messieurs les Membres de la Commission Mémoire ;
- Mesdames, Messieurs
Après la cérémonie du mardi 21 janvier 2025, au Palais de l'Elysée à Paris, au cours de laquelle la « Commission Mémoire » a remis une copie de la synthèse de ses travaux au Président de la République Française, je me réjouis de vous accueillir à mon tour, ici au Palais de l'Unité, dans le cadre d'une cérémonie similaire.
D'emblée, je voudrais préciser qu'au moment où nous prenions la décision commune, en juillet 2022, de mettre sur pied Cette commission franco-camerounaise, notre objectif était de briser un tabou vieux de plusieurs dizaines d'années, pour que la relation entre la France et le Cameroun puisse connaître de nouveaux développements.
Il y a lieu de rappeler ici que je faisais déjà observer, en 1987 dans mon livre intitulé Pour le libéralisme communautaire, que, je cite : « L'indépendance de notre pays fut conquise de haute lutte par de nombreux et dignes enfants issus de notre terroir. Leurs œuvres ont été saluées et officiellement réhabilitées. L'indépendance de notre pays fut arrachée au colonisateur à travers des luttes acharnées, menées par les combattants qui avaient en commun l'amour de la patrie. Il revient à nos historiens de rendre compte, sans complaisance, ni parti pris, de ce que fut la décolonisation. »
J'ajoutais : « Il revient à nos communes d'honorer la mémoire de celles et de ceux qui ont lutté pour notre indépendance et notre réunification. »
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Je sais que c'est avec beaucoup d'émotion, de tristesse et de peur enfouies, que bon nombre de mes compatriotes évoquent les récits de la période 1945-1971 de l'histoire du Cameroun.
Voilà pourquoi je saisis cette occasion pour saluer le sens du devoir, le courage, l'abnégation et la ténacité des co-présidents de la « Commission Mémoire », en l'occurrence l'historienne Karine RAMONDI et l'artiste BLICK BASSY.
A ce niveau, il m'apparaît tout à fait opportun de préciser que les co-présidents, ainsi que les 12 autres membres de la « Commission Mémoire » ont été choisis, au-delà de leurs nationalités, pour leur qualité, leur indépendance d'esprit et leur passion pour la recherche dans le domaine de l'histoire.