Dossier
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Un apprenant entrain de labourer
- Considérée comme l'un des piliers de la nouvelle politique agricole, la formation professionnelle agricole et rurale vise à doter le pays d'une race d'entrepreneurs adaptés aux besoins d'une agriculture moderne. Les vingt-deux (22) établissements techniques d'agriculture publics et privés, placés sous le contrôle de la division de l'Enseignement de la Formation agricole, coopératifs et communautaires (DEFACC) du MINADER, sont devenus de véritables laboratoires où les cours théoriques et pratiques sont dispensés.
- Zoom dans ce dossier sur les contours de la formation professionnelle agricole et rurale au Cameroun.
Dossier réalisé par Djaoudjaourou et Clarisse Taiga
# Les jeunes doivent s'investir dans l'agriculture
La résilience de l'économie camerounaise devrait produire de meilleurs résultats dans les meilleurs délais. C'est sous ce prisme qu'il convient de situer l'adresse du président de la République à l'occasion de la célébration de la Fête de la Jeunesse du 11 février 2021 dont le thème était « jeunesse, résilience, défis et opportunités en temps de covid 19 ».
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Avec un taux de croissance de 4,2% pour une inflation de 2%, c'est-à-dire en dessous de la moyenne communautaire en zone CEMAC (Communauté éconoFmique et monétaire de l'Afrique centrale) qui est de 3%, le Cameroun résiste mieux à la récession.
« C'est tout le sens de notre politique de développement qui vise à moderniser notre agriculture, à stimuler notre industrialisation, notamment en transformant nos matières premières agricoles et minérales, et à développer le numérique. Nous pourrons ainsi faire baisser nos importations, augmenter nos exportations et créer de nouveaux bassins d'emplois », a précisé ce jour le président de la République, Son Excellence Paul Biya.
En filigrane de ce discours, il y'a surtout une invitation du président de la République aux jeunes camerounais à s'investir dans l'agriculture, une solution tout à fait réaliste. C'est ce qui a été compris par le ministère de l'Agriculture et du Développement rural (MINADER), qui a replacé l'agriculture comme une réponse au chômage des jeunes, avec un questionnement majeur : comment rendre l'agriculture attractive et
source d'emplois pour les jeunes camerounais ? L'agriculture est en tout cas un des éléments clés de la réponse au chômage. L'expertise et les spécialistes sur des bases d'analyse scientifique, de politique et de promotion de l'agriculture, des résultats d'expériences de terrain donnent ici les éléments de réponse propres au contexte camerounais.