MINISTERE DES FINANCES
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION DES AFFAIRES ECONOMIQUES
DIVISION DES FINANCES PUBLIQUES
REPUBLIQUE DU CAMEROUN
Paix- Travail-Patrie
# EXECUTION BUDGETAIRE A FIN MARS 2015
Au cours du premier trimestre de l'exercice 2015, le budget de l'Etat s'est exécuté dans un contexte marqué au plan international par : (i) un ralentissement de la croissance dans les économies avancées et émergentes, avec des taux de croissance de 0,3% et 1,3% au premier trimestre 2015 respectivement, contre 0,5% et 1,5% au quatrième trimestre 2014 ; (ii) le redressement des cours mondiaux du pétrole qui se situent en moyenne à 54 dollars le baril après avoir atteint 47 dollars à la mi-janvier ; et (iii) la crise de la dette souveraine de la Grèce dans la zone euro.
S'agissant des cours de nos principales matières premières, en dehors du cacao et de l'aluminium, ils enregistrent des baissent significatives par rapport au premier trimestre 2014. En effet, le prix moyen de l'aluminium augmente de 5,4% et se situe à 1800,1 dollars la tonne. Le cours moyen du cacao augmente de 0,3% et s'établit à 2889,9 dollars la tonne. Les cours moyens des cafés arabica et robusta baissent de 0,2% et 0,6% respectivement pour se situer à 152,9 cents/ib et 101,4 cents/ib. Le cours moyen du caoutchouc naturel est de 191 cents/ib contre 221,8 cents/kg un an plus tôt, soit une diminution de 13,9%. Le cours moyen du coton brut s'établit à 68,9 cents/ib, en baisse de 26,7%. Le prix moyen de l'huile de palme recule de 22,9% à 627,9 dollars la tonne. Le cours moyen du pétrole brut chute de 49,9% en glissement annuel, passant de 107,9 dollars le baril au premier trimestre 2014 à 54,1 dollars au premier trimestre 2015.
Au plan national, la situation économique se caractérise par : (i) une consolidation de la croissance. Le taux de croissance est estimé à 6,2% en 2014 contre 5,6% en 2013. La projection pour l'année 2015 a été révisée à la hausse à 6,4% contre 5,8% initialement ; (ii) le début de la mise en œuvre du plan d'urgence pour l'accélération de la croissance ; et (iii) la poursuite de la lutte contre le terrorisme exercé par la secte islamiste BOKO HARAM. L'exécution du budget de l'Etat au cours du premier trimestre 2015, s'est caractérisée notamment par une sous-réalisation des recettes pétrolières, en raison de la chute des cours mondiaux du pétrole par rapport au niveau retenu dans la loi de finances.
Les recettes budgétaires internes recouvrées au cours du premier trimestre de l'exercice 2015, s'élevent à 722,5 milliards. Elles sont en hausse de 25,8 milliards (+3,7%) par rapport à la même période de l'exercice 2014 où elles se situaient à 696,7 milliards. Cette hausse est attribuable aux recettes non pétrolières qui croissent de 57,9 milliards (+9,7%). Les recettes pétrolières enregistrent une chute de 31,3%, soit 32,1 milliards.