REPUBLIC OF CAMEROUN Pois - Travail - Patrie MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE SECRETARIAT GENERAL Unité de Coordination des Subventions du Fonds Mondial et des Partenaires de la Lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme Comité National de Lutte contre le SIDA Groupe Technique Central Secrétariat Permanent
REPUBLIC OF CAMEROUN Peace - Work - Fatherland MINISTRY OF PUBLIC HEALTH GENERAL SECRETARIAT Coordination Unit of Global Funds and Partners Grants for Fight against Aids, Tuberculosis and Malaria National AIDS Control Committee Central Technical Group Permanent Secretariat
N° 1570/2015 / AMI/MINSANTE/SG/UCS/CNLS/GTC/SP/SPA/COACH Yaoundé, le 17 AVR 2026
# APPEL A MANIFESTATION D'INTERET
UN APPEL A CANDIDATURE EST LANCE POUR LE RECRUTEMENT D'UN CONSULTANT NATIONAL POUR L'ELABORATION DE LA STRATEGIE NATIONALE ET DU CADRE OPERATIONNEL DES PARTENARIATS PUBLIC-PRIVE POUR LE FINANCEMENT ET LA DURABILITE DU SECTEUR DE LA SANTE AU CAMEROUN.
I- CONTEXTE ET JUSTIFICATION
La riposte sanitaire au Cameroun, bien que marquée par des progrès significatifs, fait face à une double vulnérabilité : la persistance de défis épidémiologiques majeurs et une crise soudaine du financement extérieur.
- VIH/SIDA : Le pays a enregistré des succès remarquables avec une baisse de la prévalence (2, 6 en 2025) et une couverture thérapeutique de 93 % en 2023. Le nouveau PSN 2024-2030 vise désormais les objectifs "95-95-95" de l'ONUSIDA avec une approche centrée sur la personne.
- Tuberculose : L'incidence a reculé de 23 % entre 2015 et 2021. Toutefois, la notification des cas augmente (+10% en 2022) et la montée de la tuberculose multi-résistante (TB-MR) impose un renforcement de la stratégie "End TB".
- Paludisme : Le Cameroun demeure l'un des pays les plus endémiques d'Afrique. Malgré des innovations (vaccination des enfants, Conférence de Yaoundé 2024), les défis persistent : résistance aux insecticides, accès limité aux zones rurales et impact du changement climatique.
Le paysage du financement sanitaire est en plein bouleversement. Jusqu'ici, le gouvernement américain (via le PEPFAR) couvrait 38,2 % des besoins du PSN VIH. Cependant, la décision présidentielle américaine du 25 janvier 2025, ordonnant la suspension de toute aide extérieure pour 90 jours, paralyse les agences clés (CDC, USAID, etc.).
Face à cette instabilité des partenaires traditionnels, le Cameroun doit accélérer sa transition vers l'autonomie financière. Le financement du Plan Stratégique National ne peut plus dépendre majoritairement de l'aide extérieure. Il devient urgent de :
- Mobiliser les ressources domestiques, notamment via le secteur privé.
- Optimiser les dépenses de santé par des mécanismes de coordination plus efficaces.
- Structurer des partenariats durables capables de compenser les chocs de financement internationaux.
Le système de santé camerounais est structurellement fondé sur un modèle pluraliste où le partenariat public-privé (PPP) constitue la colonne vertébrale de l'offre de soins. Avec une part substantielle des prestations de santé assurée par les structures privées (confessionnelles, laïques et entreprises), le secteur privé ne se limite plus à un rôle d'appoint, mais s'impose comme un acteur majeur de la résilience sanitaire nationale.