Yaoundé, le 17 décembre 2019
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Au terme de la première phase de l'opération de recrutement spécial de 2000 titulaires du Doctorat ou du PhD ordonnée par le Chef de l'État au profit des universités du Cameroun, il me fait plaisir de m'entretenir avec vous sur les modalités de déroulement de cette opération ainsi que sur les résultats obtenus à ce jour.
Avant que d'en arriver là, vous voudrez bien me permettre d'exprimer la gratitude de toute la communauté universitaire au Président de la République, son excellence Paul BIYA, qui a placé l'enseignement supérieur au cœur de ses préoccupations en prescrivant ce recrutement spécial. Il ne vous échappera pas que la décision de recrutement de 2000 jeunes docteurs dans les universités d'État constitue la première décision forte du Chef de l'État dès l'ouverture du présent septennat. Nous l'avons ressenti comme une grande marque de sollicitude à l'endroit de notre secteur d'activité.
C'est vous dire que nous mesurons toute l'ampleur de cette mesure présidentielle qui va considérablement changer le paysage universitaire camerounais. Aussi bien dans les campus universitaires qu'au sein du Ministère de l'enseignement supérieur et dans les familles camerounaises, cette mesure a été accueillie dans l'allégresse parce qu'elle constitue un important catalyseur académique, social et professionnel aussi bien pour les étudiants que pour les enseignants et les responsables administratifs.
Je suis aussi bien aise d'exprimer ma gratitude et celle de l'ensemble de la communauté universitaire à M. le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Chief Dr Joseph DION NGUTE, pour sa haute et constante sollicitude à l'endroit de la jeunesse universitaire. Je remercie le Pr Sévérin Magloire Fouda, Ministre Secrétaire Général des Services du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, qui est le président de la commission centrale de supervision du recrutement spécial prescrit par le Chef de l'Etat. Il a conduit les travaux avec maestria, rigueur et méthode.
Je félicite les Vice-Chancellors et les Recteurs des Universités d'Etat qui, avec le concours de leurs collaborateurs (chefs de département, assemblée des départements, doyens, conseils d'établissement, CCRA (Commissions consultatives de recrutement des assistants), ont abattu un travail colossal, dans l'objectivité scientifique et la rigueur méthodologique.
Je sais gré à tous les enseignants de nos Universités qui ont pris une part active au processus, pour leur pro-activité et leur abnégation.
Pour que vous compreniez parfaitement la justesse de l'acte présidentiel, je voudrais vous donner quelques éléments d'analyse.
L'enseignement supérieur au Cameroun compte plus de 300 000 étudiants inégalement, répartis entre les 79 établissements que comptent les 08 universités d'Etat. Cette masse estudiantine était jusque-là encadrée par 4132 enseignants, ce qui faisait un ratio global d'un enseignant pour 72 étudiants. Ce ratio était d'un enseignant pour
40 étudiants dans les grandes écoles, il atteignait parfois le pic d'un enseignant pour 105 étudiants dans certaines Facultés classiques.