Ohadata J-08-216
MOYEN MAL ARTICULÉ ET IMPRÉCIS : OUI.
DÉFAUT DE BASE LÉGALE RÉSULTANT DE L’ABSENCE, DE L’INSUFFISANCE, DE L’OBSCURITÉ OU DE LA CONTRARIÉTÉ DES MOTIFS : NON.
Le moyen qui fait grief à l’arrêt attaqué, d’avoir violé la loi ou commis une erreur dans l’application de celle-ci, n’indique pas la norme juridique qui aurait été violée ou mal appliquée. Il se contente de citer l’article 299 de l’Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution, et de récuser l’application de celui-ci aux faits de la cause, au profit du « droit commun », dont il demande par ailleurs de faire une « application stricte », alors même que la nature de ce droit n’est pas spécifiée. En l’état de cette formulation, il appert que ledit moyen est mal articulé et imprécis, et qu’il y a lieu de le déclarer irrecevable.
Contrairement aux affirmations des requérants, il figure au dossier de la procédure, un « commandement aux fins de saisie » en date du 08 octobre 1998. Des mentions dudit acte, il appert que ledit commandement a été signifié à la personne de Monsieur NIAVAS Albéric, lequel a également reçu la signification à domicile destinée à son épouse, et à qui l’huissier instrumentaire a pris soin d’adresser une lettre d’avertissement recommandée avec accusé de réception. Dans ces conditions non suspectes, n’ayant pas prouvé que ledit acte était vicié et invalide, ni Monsieur NIAVAS Albéric, ni son épouse, qui a d’ailleurs toujours été associée à son époux dans la procédure d’annulation, ne sauraient à bon droit soutenir qu’en l’espèce, le commandement requis était inexistant ou ne leur avait pas été signifié par le créancier poursuivant ; d’où il suit que le moyen n’est pas fondé et doit être rejeté.
Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA)
Arrêt n° 007/2007 du 15 mars 2007 Audience publique du 15 mars 2007 Pourvoi n° 034/2003/PC du 14/03/2003 Affaire : NIAVAS Albéric, ASPERTI LORENSINA épouse NIAVAS (Conseils : SCPA ADJE-ASSI-METAN, Maître GLA Firmin, Avocats à la Cour) c/ Société Générale de Banques en Côte d’Ivoire dite SGBCI (Conseils : SCPA L. DADIE-SANGARET & Associés, Avocats à la Cour) Recueil de Jurisprudence n° 9 – Janvier/Juin 2007, p. 24. Le JurisOhada n° 4/2007, p. 11.
La Cour Commune de Justice et d’Arbitrage de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (O.H.A.D.A.), Deuxième Chambre, a rendu l’Arrêt suivant, en son audience publique du 15 mars 2007, où étaient présents :
- Messieurs Antoine Joachim OLIVEIRA, Président
- Doumssinrinmbaye BAHDJE, Juge
- Boubacar DICKO, Juge, Rapporteur
- Et Maître ASSIEHUE Acka, Greffier ;