Base juridique africaine
Décision de justice · n° 154/2015

MFONKEU Ousmane, NFOUNDIKOU Salamatou, épouse MFONKEU c/ Banque Internationale pour le Crédit et l’Epargne (BICEC)

OHADA · Adoption : 25 décembre 2015

La Cour Commune de Justice et d’Arbitrage a déclaré irrecevable le recours en cassation intenté par les époux MFONKEU. Le greffe avait demandé la régularisation du recours par la production d’un mandat spécial, restée sans suite. Le défaut de ce mandat ne permettait pas de vérifier la qualité de l’avocat pour représenter les requérants. L’arrêt condamne les demandeurs aux dépens. La BICEC est donc gagnante dans ce litige. Le rejet est fondé sur l’article 28 du Règlement de procédure de la…

Ohadata J-16-147

POURVOI EN CASSATION

PIÈCES MANQUANTES – ABSENCE DE RÉGULARISATION – IRRECEVABILITÉ

Le recours est irrecevable lorsque le Conseil des demandeurs, invité par courrier du greffe à régulariser le recours, par la production notamment du mandat spécial de représentation qui lui a été délivré par les requérants, n’a donné aucune suite. Il en est ainsi dès lors que la non-production de cette pièce ne permet pas à la Cour de s’assurer que l’avocat signataire de la requête introductive a bien qualité pour agir au nom et pour le compte des demandeurs.

ARTICLE 28 RÈGLEMENT DE PROCÉDURE

CCJA, 1ère ch., n° 154/2015 du 26 novembre 2015 ; P. n° 131/2012/PC du 26/09/2012 : MFONKEU Ousmane, NFOUNDIKOU Salamatou, épouse MFONKEU c/ Banque Internationale pour le Crédit et l’Epargne (BICEC).

Arrêt N°154/2015 du 26 novembre 2015

La Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA), Première Chambre, de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), a rendu l’arrêt suivant en son audience publique du 26 novembre 2015 où étaient présents :

  • Messieurs Marcel SEREKOÏSSE-SAMBA, Président
  • DEME, Juge, rapporteur
  • Diéhi Vincent KOUA, Juge
  • César Apollinaire ONDO MVE, Juge
  • Robert SAFARI ZIHALIRWA, Juge
  • et Maître Acka ASSIEHUE, Greffier ;

Sur le recours enregistré au greffe de la Cour de céans le 26 septembre 2012 sous le numéro 131/2012/PC, formé par MFONKEU Ousmane et son épouse, NFOUNDIKOU Salamatou, domiciliés à Bafoussam (Cameroun), B.P : 428-Bafoussam, ayant pour conseil Maître Alassa MBOMBO, avocat au Barreau du Cameroun, B.P: 3636-Yaoundé, dans la cause qui les oppose à la Banque Internationale pour le Crédit et l’Epargne, dite BICEC, société anonyme dont le siège est à Douala, en cassation de l’arrêt numéro 36/CIV rendu le 25 mars 2009 par la Cour d’appel de l’Ouest à Bafoussam, dont le dispositif est le suivant :

« Statuant publiquement, contradictoirement, en matière civile et commerciale, en appel et dernier ressort, en collégialité et à l’unanimité ; EN LA FORME : Déclare l’appel interjeté irrecevable ; Ordonne le rétablissement du dossier au Greffe du Tribunal de Grande Instance de la Mifi pour continuation des poursuites ; Condamne les appelants aux dépens dont distraction au profit de Maître SIMO, Avocat aux offres de droit ; »

Les demandeurs invoquent à l’appui du pourvoi les trois moyens de cassation tels qu’ils figurent à leur requête annexée au présent arrêt.

Sur le rapport de Monsieur Mamadou DEME, Juge ; Vu les articles 13 et 14 du Traité relatif à l’harmonisation du droit des affaires en Afrique ; Vu le Règlement de procédure de la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage de l’OHADA ;

Sur la recevabilité du pourvoi :

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