# 17ème SOMMET DE L'UNION AFRICAINE
(Malabo, 30 juin – 1er juillet 2011)
« Une jeunesse bien formée est le garant de la stabilité »
L'intégralité de l'intervention du Président de la République, S.E.M. Paul BIYA au cours de la séance plénière à Malabo.
Excellences, (Mesdames et) Messieurs les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine,
Mesdames, Messieurs,
Permettez-moi de m'adresser d'abord à notre hôte, mon frère et ami, Son Excellence Monsieur Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, président de la République de Guinée équatoriale, pour le remercier de la chaleur de son accueil et de celui de ses compatriotes, ainsi que des multiples attentions dont ma délégation et moi-même avons été l'objet.
L'honneur qui est fait à la Guinée équatoriale de recevoir cette 17e session ordinaire de la Conférence des chefs d'Etat de notre union rejaillit sur les autres membres de notre sous-région et en particulier le Cameroun, dont l'étroitesse des liens avec nos frères équato-guinéens est bien connue. C'est pourquoi nous nous félicitons de la tenue de ce sommet ici à Malabo et formons des vœux pour son succès.
Excellences, Mesdames, Messieurs,
Au moment où notre collègue de Guinée équatoriale prenait ses fonctions à la tête de notre organisation au début de cette année, le nord de notre continent était ébranlé par des soulèvements populaires, qualifiés par les médias de « printemps arabe ». Il convient de rappeler que ces convulsions avaient été précédées, dans plusieurs de nos régions, de mouvements contestataires aux causes diverses mais communément appelées « émeutes de la faim ».
Il apparaît clairement que le dénominateur commun de ces « révoltes » était l'insatisfaction des populations devant, selon les cas, la pauvreté, le chômage, la corruption, l'oppression, les inégalités, etc. On doit remarquer que la composante majoritaire de ces mouvements était formée de la partie la plus jeune des populations concernées.
Lorsque l'on sait que la jeunesse – les moins de 35 ans – représente 62% de la population en Afrique, on ne peut que mesurer l'importance et l'urgence des problèmes ainsi posés.
Quels sont ces problèmes ?
- En premier lieu, le chômage des jeunes qui atteint dans la plupart de nos pays des taux très élevés. Il touche aussi bien les diplômés que ceux qui sont sortis du système scolaire sans formation. Il est responsable de la pauvreté d'une grande partie de la jeunesse et, plus grave encore, amène celle-ci à s'interroger sur son avenir.
- Mais aussi l'inadaptation de nos systèmes éducatifs qui ne préparent pas notre jeunesse, comme ils le devraient, à la vie professionnelle.
- Également, le sentiment que nos jeunes ont de rester en marge de la société, faute de pouvoir faire suffisamment valoir leurs droits civiques, politiques et sociaux.
- De même, l'impression qu'ils ont que l'environnement économique de nos pays leur est défavorable, ce qui peut les conduire à l'exode rural ou à l'émigration clandestine.
- Enfin, la situation sanitaire de la jeunesse africaine particulièrement menacée par l'extension de l'infection par le VIH/Sida.