le temps des Réalisations
Bulletin mensuel bilinque d'informations
Cabinet Civil de la Présidence de la République du Cameroun
Recépissé de déclaration N° 00000038 / RDDJ / J06 / BASC du 9 juillet 2012
Directeur de Publication : Martin Belingo Eboutou
# 2ÈME SOMMÉT RÉGIONAL SUR LA SÉCURITÉ AU NIGERIA ET DANS LES PAYS VOISINS
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Abuja, 14 mai 2016
Cahier Spécial N°1
REPUBLIQUEDU CAMEROUN Paix - Travail - Patrie CABINET CIVIL Cellule de communication
REPUBLIC OF CAMEROON Peace - Work - Fatherland CABINET CIVIL Communication unit
# Le temps de la sécurité (Editorial publié dans « Le Temps des Réalisations », N° 18, mai-juin 2014)
Il est parfois des défis étranges qui surviennent dans la vie ; auxquels il faut s'attaquer avec fermeté pour poursuivre sereinement sa marche. Il en va ainsi de la vie des hommes comme de celle des nations. S'agissant de celles-ci, la sagesse éternelle est formelle : quand la menace de l'ennemi se fait pressante, la nation, comme un seul homme, se lève et fait front pour se donner des chances de victoire. Plus de divisions, trêve de querelles, silence sur les dissensions : l'heure est à la lutte pour la survie de la communauté, la liberté et la paix. C'est bien le défi qu'impose en ce moment au peuple camerounais la secte Boko Haram.
Pour une nation, il n'y a pas un temps de la sécurité à conquérir et un temps de l'insécurité acceptable. Mais tout est question de seuil. Il est, en effet, des moments où, par son ampleur, sa nature, sa durée, ses conséquences, la violence devient un facteur majeur de trouble à la paix et à la stabilité sociales. Elle appelle alors des mesures exceptionnelles. De telles mesures sont expressives d'un temps spécial, le temps de la sécurité. Nous y sommes.
La violence aveugle orchestrée par la secte Boko Haram, sortie d'un âge obscur de l'évolution humaine que l'on croyait à jamais révolu, a franchi le territoire du Nigeria pour toucher ses voisins, au premier rang desquels le Cameroun. Les trois enlèvements spectaculaires d'expatriés, suivis d'attaques contre les populations innocentes et les symboles de l'État, attaques dont la hardiesse puise dans un mélange de fanatisme, d'obscurantisme idéologique, d'investissement insolent dans une économie du crime organisé, de rage de nuire, de terroriser et de tuer. Il n'était plus possible de laisser faire cette entreprise de déstabilisation.