53EME EDITION DE LA FETE DE LA JEUNESSE
MESSAGE DU CHEF DE L'ETAT A LA JEUNESSE
Yaoundé, le 10 février 2019
Mes chers jeunes compatriotes,
L'an dernier, dans les mêmes circonstances, j'appelais votre attention sur les changements qui étaient à l'œuvre dans le monde. Ceux-ci laissaient prévoir un recul de la solidarité entre les nations et un retour en force des égoïsmes nationaux. L'évolution récente des rapports entre les Etats ne permet malheureusement pas de remettre en cause ce constat.
Dans mon esprit, il s'agissait de vous faire comprendre que nous devions nous préparer à cette éventualité, d'abord en comptant sur nos propres forces, ensuite, en devenant moins dépendants de l'extérieur. C'est la raison pour laquelle j'ai fait de l'émergence de notre pays une « cause nationale ».
Il est évident que vous en êtes déjà, et vous le serez encore davantage dans les prochaines années, les principaux acteurs. Il n'est pas inutile à ce sujet de rappeler que, pour la plupart des nations, et la nôtre en particulier, chaque génération a dû se mobiliser, à un moment ou à un autre, pour faire triompher une cause qu'elle estimait juste et nécessaire.
Pour nos pères fondateurs, ce fut l'indépendance, indissociable de l'unité nationale. Pour leurs successeurs, la mise en place et la consolidation des institutions du nouvel Etat. Pour la génération suivante, l'avènement de la démocratie et du progrès social. Pour celle d'aujourd'hui, la modernisation de l'économie et la justice sociale.
En ce qui vous concerne, il s'agit tout d'abord de défendre tous nos acquis afin de mieux mener le combat pour l'émergence. Beaucoup a été fait, au cours des dernières années, pour améliorer notre tissu économique. Il vous reviendra de poursuivre dans la même voie. Il vous faudra mettre en œuvre nos grands projets de révolution agricole, d'industrialisation et d'infrastructures, sans oublier ceux qui concernent le domaine social, comme l'éducation, la santé et l'habitat.
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Lors de ma prestation de serment en novembre dernier, m'adressant à vous, je vous ai demandé de ne pas perdre espoir. Je le répète aujourd'hui. En effet, je n'ignore pas vos difficultés. Je comprends votre aspiration au changement et votre désir de participer davantage aux décisions qui engagent votre avenir. Je vous le dis à nouveau : le Cameroun de demain se fera avec vous.
Mes chers jeunes compatriotes,
L'année 2018 a été marquée par la tenue de l'élection présidentielle. Vous y avez participé avec enthousiasme, soit comme électeurs, soit comme candidats, soit comme acteurs du processus électoral. Cette participation est encourageante, car elle traduit votre intérêt certain pour les affaires de votre pays.
Cet intérêt doit être conforté et poursuivi. Il se démarque d'une pratique devenue courante qui s'exprime à travers les réseaux sociaux et qui donne lieu à des dérives préoccupantes.