NOTE de conjoncture économique à fin juin 2017
Les perspectives de croissance de l'économie mondiale, selon le FMI, tablent sur une accélération de la croissance en 2017 et en 2018, bien que la croissance reste timide dans beaucoup de pays avancés et que les pays exportateurs de produits de base continuent d'avoir des difficultés. Ainsi, la croissance mondiale est estimée 3,5% en 2017 et projeté à 3,6% en 2018.
Dans ce contexte international beaucoup plus favorable, la résilience de l'activité économique nationale aux différentes difficultés qu'elle continue de faire face (sécuritaire dans la partie septentrionale, crise anglophone ...) devrait se poursuivre en 2017 et 2018. En effet, la finalisation et la mise en exploitation de certains grands projets d'infrastructures, ainsi que l'accélération des travaux de construction des infrastructures relatifs à la CAN 2019 et au PLANUT devraient soutenir davantage la demande intérieure, et l'offre de certains facteurs de production.
I.1. Analyse de l'offre
I.1.1. Secteur primaire
Au 1er semestre 2017, l'activité dans le secteur primaire est portée par un regain du dynamisme dans l'agriculture vivrière avec la reprise progressive des échanges avec les pays voisins (Nigéria, RCA, Tchad) et dans la sylviculture grâce à la reprise de la demande en chine et chez les principaux partenaires de l'union européenne. De même le dynamisme dans la pêche a été boosté notamment par la densification des activités autour du barrage réservoir de Lom Pangar. L'agriculture vivrière a connu une évolution en demi-teinte, marqué par la hausse de certains produits (banane, coton, cacao) mais également la baisse de la production du caoutchouc et du café en liaison avec la mise en œuvre du plan de rajeunissement dans la filière et la baisse continue des cours, respectivement.
I.1.1.1. Agriculture vivrière
La reprise progressive des échanges avec le Nigéria, le Tchad et la RCA, ainsi que les efforts d'encadrement des acteurs, les conditions climatiques favorables et la forte demande ont soutenu la dynamique d'offre des produits vivriers, au cours du premier semestre 2017, et de favoriser un meilleur approvisionnement des marchés locaux et sous régionaux.
Cette dynamique a également permis de contenir les prix des produits alimentaires sur le marché national en dessous de 1% au cours du premier trimestre 2017.
Toutefois, le potentiel de production des produits vivriers reste obérer par des contraintes structurelles, notamment la prédominance des
moyens de production artisanaux, des faibles rendements liés à une faible utilisation des engrais, ainsi que des capacités de transformation limitées en particulier dans la filière riz.
Aussi, bien que les effets de la crise sécuritaire s'estompent, la contribution d'une partie des vastes bassins des régions de la partie septentrionale demeure contrainte.
J.1.1.2. Agriculture industrielle d'exportation
Banane: Entrée en production d'une nouvelle exploitation et hausse de 1,6% des exportations au cours du 1er semestre 2017