XXVIème Session de l'Institut Francophone de la Régulation Financière (IFREFI) du 03 au 05 mai 2017, Libreville, GABON
ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE, Régis IMMONGAULT, MINISTRE DE L'ECONOMIE, DE LA PROSPECTIVE ET DE LA PROGRAMMATION DU DEVELOPPEMENT
Excellence Madame et Messieurs les Ministres ;
Monsieur le Gouverneur de la BEAC ;
Monsieur le Président de la COSUMAF
Mesdames et Messieurs les Dirigeants des institutions membre de l'IFREFI ;
Distingués Invités,
A l'occasion de l'ouverture de la XVIème session de l'Institut Francophone de la Régulation Financière (IFREFI), permettez-moi, au nom du Président de la République, Chef de l'Etat, Son excellence, ALI BONGO ONDIMBA de vous souhaiter la bienvenue à Libreville.
# Mesdames et Messieurs
La 16ème Session annuelle de l'Institut Francophone de la Régulation Financière (IFREFI) intervient dans un contexte économique marqué par la chute des cours des matières premières, dont l'impact immédiat pour les pays de la CEMAC se matérialise par la baisse des recettes publiques, réduisant ainsi la capacité de financement des investissements publics à partir des ressources propres.
Dans un tel contexte, le Séminaire qui s'ouvre aujourd'hui revêt un intérêt majeur compte tenu d'une part de l'importance des sujets à débattre, de la qualité des participants et d'autre part de l'occasion qui nous est, une nouvelle fois offerte, d'engager une réflexion approfondie sur le rôle des marchés de capitaux dans le financement de nos économies.
# Mesdames et Messieurs
Soucieux de maintenir le rythme de nos investissements productifs pour accélérer la croissance et atteindre les Objectifs du Développements Durable (ODD), les Chefs d'Etat lors du Sommet extraordinaire du 23 décembre 2016 à Yaoundé, ont réaffirmé le caractère primordial du financement des économies de la zone CEMAC à travers le marché des capitaux.
Dès lors, les États devront, plus que par le passé, recourir aux marchés financiers comme en témoigne à juste titre l'exemple du Gabon, qui a lancé son premier emprunt obligataire le 13 août 2008, le second le 03 novembre 2015 et le troisième le 19 juillet 2016. Le Tchad lui a emboité le pas, le 12 octobre 2011 et le 25 février 2014. Enfin, le Congo le 04 avril 2017.
Toutefois, nonobstant la ferme volonté affirmée par nos États d'intervenir comme acteurs de premier plan dans l'animation du marché financier régional et les nombreuses opérations réalisées dans ce sens, le bilan demeure faible. A cet égard, une étude prospective initiée par la COSUMAF, avec l'assistance technique de la Banque Mondiale, sur le potentiel du marché financier régional de l'Afrique Central, réalisée par le Cabinet Roland BERGER en 2015 révèle que «L'activité du marché et sa capitalisation sont très en-deçà du potentiel des économies de la CEMAC». Face à ce constat, nous devons mener impérativement une réflexion globale sur les mesures d'incitation à mettre en œuvre pour lever tous les obstacles entravant l'essor et le dynamisme de nos places boursières.
L'IFREFI offre une plate-forme propice aux échanges de savoir-faire, d'expériences et d'informations sur l'évolution des marchés financiers, leur rôle et leur contrôle.