Base juridique africaine
Décision de justice · n° 024/2009

Société de Transformation des Plastiques du Cameroun dite STPC contre Société Complexe Industriel pour la Construction et le Bâtiment dite CICB

OHADA · Adoption : 29 mai 2009

La Cour Commune de Justice et d’Arbitrage rejette le pourvoi formé par la STPC contre l’arrêt de la Cour d’Appel du Littoral. La société UPS SA n’est pas concernée par la procédure. La STPC n’était pas munie d’un titre exécutoire pour procéder à la saisie des machines détenues par la CICB. La Cour d’Appel a retenu qu’il s’agissait d’une voie de fait nécessitant une cessation d’urgence. La CICB obtient la restitution des machines. La STPC est condamnée aux dépens. La personnalité juridique de…

Ohadata J-10-71

CONTESTATION DE LA PERSONNALITÉ JURIDIQUE D’UNE SOCIÉTÉ COMMERCIALE : REJET

Dénaturation des faits de la cause et violation de l’article 141 de l’Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution : REJET.

La société UPS SA n’étant concernée ni par la procédure intentée par la requérante devant la Cour de céans, ni par celle s’étant déroulée devant la Cour d’Appel, il y a lieu de rejeter le moyen contestant la personnalité juridique de ladite société.

L’arrêt attaqué relève que :

« L’exécution forcée pratiquée sur les machines que détenait la CICB par la STPC est une saisie-appréhension entre les mains d’un tiers, qui est régie par les articles 224 et suivants de l’Acte uniforme. »

Il ajoute que la STPC, « qui n’était pas munie d’un titre exécutoire, dont la mention doit être contenue à peine de nullité dans la sommation ... », n’a pas respecté les prescriptions légales. Ayant souverainement estimé les faits de la cause, la Cour d’Appel en a déduit, sans avoir violé les articles susvisés, que :

« C’est à bon droit que le premier juge a qualifié son comportement de voie de fait à laquelle il fallait mettre fin de toute urgence ... »

D’où il suit que les moyens ne sont pas fondés et doivent être rejetés.


Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (C.C.J.A)

Arrêt N° 024/2009 du 30 avril 2009 Audience publique du 30 avril 2009 Pourvoi n° 083/2003/PC du 01 octobre 2003 Affaire : Société de Transformation des Plastiques du Cameroun dite STPC (Conseil : Maître Théodore KAMKUI, Avocat à la Cour) contre Société Complexe Industriel pour la Construction et le Bâtiment dite CICB (Conseils : Maîtres Paul TCHUENTE et Jules BINYOM, Avocats à la Cour). Recueil de Jurisprudence n° 13, Janvier–Juin 2009, p. 82.

La Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (C.C.J.A.), de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (O.H.A.D.A.), Deuxième Chambre, a rendu l’arrêt suivant en son audience publique du 30 avril 2009, où étaient présents :

  • Messieurs Antoine Joachim OLIVEIRA, Président, rapporteur
  • Doumssinrinmbaye BAHDJE, Juge
  • Boubacar DICKO, Juge
  • Et Maître MONBLE Jean Bosco, Greffier
Texte intégral

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