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Décision de justice · n° 058/2012

Monsieur DOUCOURE Bouyagui contre Madame Edoukou Aka, Epouse KOUAME

OHADA · Adoption : 6 juillet 2012

La Cour Commune de Justice et d’Arbitrage est saisie d’un recours en interprétation. Le conseil du demandeur est invité à produire un mandat spécial. Faute de répondre à la demande de régularisation du Greffier, le recours est déclaré irrecevable. L’arrêt rappelle l’obligation de fournir un mandat spécial devant la CCJA. La partie demanderesse est donc sanctionnée par l’irrecevabilité de son recours. Le recourant est en outre condamné aux dépens.

RECOURS EN INTERPRÉTATION

Défaut de production par le Conseil du mandat spécial à cet effet – Absence de réaction à la demande de régularisation de cette carence par le greffier – Irrecevabilité du recours

Le défaut de production par le Conseil du mandat spécial à lui délivré par la partie demanderesse à un recours en interprétation, ce malgré la demande de régularisation adressée par le Greffier en chef de la Cour, entraîne l’irrecevabilité du recours, conformément à l’article 28-5 du Règlement de procédure de la Cour.

Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (C.C.J.A)

Arrêt n° 058/2012 du 07 juin 2012

Affaire :

Monsieur DOUCOURE Bouyagui (Conseil : ATO-BI K. Raymond, Avocat à la Cour) Contre Madame Edoukou Aka, Épouse KOUAME

La Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA) de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), Troisième Chambre, a rendu l’Arrêt suivant en son audience publique du 07 juin 2012 où étaient présents :

  • Messieurs :
  • Ndongo FALL, Président, rapporteur
  • Abdoulaye Issoufi TOURE, Juge
  • Victoriano OBIANG ABOGO, Juge
  • Et Maître Paul LENDONGO, Greffier en chef

Sur le recours formé le 05 juin 2009 par Maître ATO-BI K. Raymond agissant au nom et pour le compte de Monsieur DOUCOURE Bouyagui, commerçant, domicilié à Daloa (République de Côte d’Ivoire), pris en sa qualité de représentant légal des héritiers de feu DOUCOURE Wandé et de feu DOUCOURE Matenin.

En interprétation de l’Arrêt n° 056/2008 de la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage dans la cause l’opposant à dame Edoukou Aka épouse KOUAME ; la requérante invoque à l’appui dudit pourvoi deux moyens tels qu’ils figurent dans sa requête annexée au présent arrêt.

Sur le rapport de Monsieur le Juge Ndongo FALL

Vu les dispositions des articles 48, 23 et 27 du Règlement de procédure de la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage ;

Sur la recevabilité du recours

Attendu que l’article 48 du Règlement de procédure de la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage dispose :

  1. En cas de contestation sur le sens ou la portée du dispositif d’un arrêt, il appartient à la Cour de l’interpréter [...].
  1. La demande en interprétation est présentée conformément aux dispositions des articles 23 et 27 du présent Règlement [...] ;

Que l’article 23.1 dispose :

« Le ministère d’avocat est obligatoire devant la Cour. Est admise à exercer ce ministère toute personne pouvant se présenter en qualité d’avocat devant une juridiction de l’un des États Parties au Traité. Il appartient à toute personne se prévalant de cette qualité d’en apporter la preuve à la Cour. Elle devra en outre produire un mandat spécial de la Partie qu’elle représente. »
Texte intégral

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