Base juridique africaine
Décision de justice · n° Arrêt n° 028/2015

SGBCI c/ Madame Gabris Elaham, Madame Gabris Laura épouse Zorkot

OHADA · Adoption : 8 mai 2015

La SGBCI a accordé des crédits garantis par une hypothèque consentie par Monsieur GABRIS. Après son décès, ses héritières ont demandé la radiation de l’hypothèque. La cour d’appel a jugé que la cession de créances opérée par la société AFRICOF au profit de la SICLIM et de Monsieur GABRIS avait un effet libératoire. La SGBCI a formé un pourvoi, contestant l’extinction de sa créance. La CCJA a constaté que les dispositions du code civil faisaient jouer la compensation légale. Partant, le moyen…

Ohadata J-16-28

Défaut de base légale – Non caractérisé : Cassation : Non

Aucune cassation n’est encourue, lorsque le défaut de base légale reproché à l’arrêt d’appel n’est pas caractérisé. Il en est ainsi, par exemple, lorsque la cour d’appel a retenu, sur le fondement de dispositions de droit interne, que :

« … la société [X.] a cédé respectivement au profit de la société [Y.] et au profit de Monsieur [X.], une partie de la créance détenue par elle sur la [société Z.] pour des sommes respectives de 100 millions et 50 millions FCFA ; que dès lors, par l’effet de la compensation légale prévue à l’article 1290 du code civil, les dettes réciproques s’éteignent jusqu’à concurrence de leurs quotités respectives ; qu’il en résulte que la créance de la [société Z.] à l’égard de la [société Y.] est éteinte depuis la signification des créances… ».

Article 28 bis Règlement de procédure CCJA

CCJA, 3ème ch., Arrêt n° 028/2015 du 09 avril 2015 ; Pourvoi n° 020/2012/ PC du 12 mars 2012 : SGBCI c/ Madame Gabris Elaham, Madame Gabris Laura épouse Zorkot.

La Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA) de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), Troisième chambre, a rendu l’arrêt suivant en son audience publique du 09 avril 2015 où étaient présents :

  • Madame Flora DALMEIDA MELE, Présidente,
  • Messieurs Victoriano OBIANG ABOGO, Juge, rapporteur,
  • Idrissa YAYE, Juge,
  • Maître Alfred Koessy BADO, Greffier.

Sur le recours enregistré au greffe de la cour de céans le 12 mars 2012 sous le n° 020/2012/ PC et formé par la SCPA DOGUE-ABBE YAO et Associées, Avocats à la Cour, y demeurant 29, Boulevard CLOZEL, 01 BP 174 Abidjan, dans la cause l’opposant à Mesdames GABRIS Elaham, domiciliée à Abidjan-Treichville, de nationalité française, demeurant à Marcory Zone 4C et GABRIS Laura, épouse ZORKOT, commerçante de nationalité française, demeurant à Marcory Zone 4C, ayant pour conseil, Maître Tiabou ISSA, Avocat à la Cour, y demeurant 17 bis, Avenue DELAFOSSE, Immeuble « Les Ambassades » BP 6131 Abidjan 06, en cassation de l’arrêt n° 25 rendu le 13 janvier 2012 par la cour d’appel d’Abidjan Côte d’Ivoire et dont le dispositif est le suivant :

« Statuant publiquement et contradictoirement, en matière civile et commerciale et en dernier ressort ; En la forme : Déclare mesdames GABRIS Elaham et GABRIS Laura épouse ZORKOT recevables en leur appel ; Au fond : Les y dit bien fondées ; Réformant le jugement querellé ; 2- Dit que la créance de la Société Générale de Banques en Côte d’Ivoire à l’égard de la société SICLIM et de M. GABRIS Ghazi n’existe plus ; - Ordonne, en conséquence, la radiation de l’hypothèque prise par la SGBCI sur l’immeuble formant le titre foncier n° 10354 de la circonscription foncière de Bingerville, lot 393 sis à Marcory Zone 4C appartenant à Monsieur GABRIS Ghazi ;
Texte intégral

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