13 février 2026
Les communiqués de presse de fin de mission contiennent des déclarations des équipes des services du FMI qui rendent compte de leurs conclusions préliminaires après leur visite dans un pays. Les opinions exprimées dans ces conclusions sont celles des services du FMI et ne représentent pas nécessairement celles du conseil d'administration. Sur la base des observations préliminaires de cette mission, les services du FMI établiront un rapport qui, sous réserve de l'approbation de la direction, sera présenté au conseil d'administration pour examen et décision.
- L'économie camerounaise a fait preuve d'une résilience considérable ces dernières années, malgré une succession de chocs externes, même si la croissance économique reste modérée et que les performances budgétaires se sont affaiblies en 2025.
- La croissance devrait s'accélérer pour atteindre 3,3 % en 2026, puis dépasser le seuil de 4 % à partir de 2028, à mesure que les goulets d'étranglement dans le secteur énergétique s'atténueront. Le budget 2026 traduit un resserrement adéquat de l'orientation budgétaire, conformément au critère de convergence régionale. Les risques de dégradation restent élevés.
- Le programme d'action des autorités devrait s'attacher à lever les défis structurels et politiques persistants qui entravent la croissance. Les domaines de réforme comprennent l'amélioration de l'accès au financement, le renforcement de la planification et de la mise en œuvre des investissements, l'augmentation des investissements dans les infrastructures en privilégiant le financement concessionnel, la poursuite des efforts visant à accroître les recettes intérieures non pétrolières et initier les réformes visant à approfondir le marché régional du Trésor.
Washington.
Une mission du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Christine Dieterich, s'est rendue au Cameroun du 29 janvier au 12 février pour mener les entretiens sur la consultation de 2026 au titre de
l'article IV. La mission s'est concentrée sur l'évolution récente de l'économie et les perspectives économiques à court et moyen terme. À l'issue de la mission, Mme Dieterich a fait la déclaration suivante :
« L'économie camerounaise a fait preuve d'une résilience considérable ces dernières années, malgré une succession de chocs externes, mais la croissance économique demeure modérée. Nous prévoyons que la croissance ralentira légèrement en 2025, passant de 3,5 % en 2024 à 3,1 %. Cette prévision tient compte des tensions à la fin de l'année après les élections, qui ont perturbé le commerce, les services et l'investissement, et freiné la demande intérieure. L'inflation a continué de diminuer en 2025, sa moyenne sur 12 mois se modère à 3,4 % en décembre.
« Certains éléments indiquent que la position extérieure du Cameroun s'est affaiblie en 2025. Le déficit courant devrait se creuser, passant de 3,3 % du PIB en 2024 à 3,9 % du PIB, en partie à cause d'une baisse des exportations de pétrole. Néanmoins, la contribution du Cameroun aux réserves internationales de la CEMAC est restée globalement inchangée au cours de l'année aussi grâce aux emprunts extérieurs aux conditions du marché.