REPUBLIQUE DU SENEGAL Un Peuple – Un But – Une Foi MINISTERE DE LA JUSTICE
Journée africaine des droits de l’homme -
Evènement de haut niveau
Jeudi, 21 octobre 2021
PROJET DE DECLARATION DE MAMADOU SALIOU SOW, SECRETAIRE D’ETAT AUPRES DU GARDE DES SCEAUX, MINISTRE DE LA JUSTICE, CHARGE DE LA PROMOTION DES DROITS HUMAINS ET DE LA BONNE GOUVERNANCE
- Monsieur le Président de la Commission de l'Union africaine ;
- Monsieur le Président de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples ;
- Madame la Présidente de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples ;
- Monsieur le Président du Comité africain d'experts des droits et du bien-être de l'enfant ;
- Mesdames, Messieurs, en vos rangs, grades et qualités ;
C'est avec un réel plaisir que je viens, en ma qualité de Secrétaire d'Etat chargé de la Promotion des Droits humains, représenter Son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal, à cet évènement de haut niveau marquant la célébration de la Journée africaine des droits de l'homme.
Comme chaque année, nous commémorons, aujourd'hui, 21 octobre 2021, l'entrée en vigueur de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples.
Au moment où nous célébrons cette journée, nos pensées vont naturellement aux illustres hommes et femmes du continent qui ont grandement contribué, par leur leadership et leur savoir-faire, à asseoir ce socle de notre système continental en matière de promotion et de protection des droits humains.
Je ne peux manquer d'évoquer ici le rôle pionnier joué par mon compatriote, feu le juge Kéba MBAYE, pour sa contribution ô combien déterminante tant dans le processus de codification des règles qui structurent le dispositif de la Charte que dans la promotion de celle-ci dans le corpus universel des instruments juridiques sur les droits humains.
En effet, la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples est bien le texte fondateur des normes, règles, principes et institutions promouvant et encourageant, sur le continent africain, les pratiques démocratiques, la bonne gouvernance et l'Etat droit, la protection des droits humains et des libertés fondamentales, le respect du caractère sacré de la vie humaine...
Le devoir de mémoire commande que nous nous inclinions, encore une fois, devant celle des dignes fils et filles du continent qui ont payé de leurs vies pour que ces droits et libertés soient une réalité, à tout le moins reconnus, au sein de nos Etats.
Mesdames et Messieurs,
Au moment où nous célébrons cette journée, 40 ans après l'adoption de la Charte, nous devons surtout nous interroger sur les résultats obtenus et les défis à relever, les moyens déployés et les ressources à engager. Bref, nous devons revisiter le chemin parcouru et tracer celui qui reste à faire.