Monsieur le Président du Sénat,
Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale,
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,
Monsieur le Président du Conseil Economique et Social,
Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel
Monsieur le Ministre d'État, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux,
Monsieur le Ministre d'État, Ministre du Tourisme et des Loisirs,
Monsieur le Ministre d'État, Ministre de l'Enseignement Supérieur,
Monsieur le Chancelier des Ordres Nationaux,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Ministres Délégués et Secrétaires d'État,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations Internationales,
Monsieur le Secrétaire Permanent de l'OHADA,
Monsieur le Directeur Général de l'École Nationale d'Administration et de Magistrature,
Monsieur le Gouverneur de la Région du Centre,
Monsieur le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé,
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Mesdames et Messieurs les Magistrats, Messieurs les Officiers Généraux, Monsieur le Bâtonnier de l'Ordre des Avocats, Madame la Présidente de la Chambre Nationale des Notaires, Monsieur le Président de la Chambre Nationale des Huissiers, Autorités Traditionnelles et Religieuses, Chers Maîtres, Honorables invités, Mesdames et Messieurs,
La Cour Suprême du Cameroun est flattée par vos hautes présences respectives, dans cette salle, parée de son décor de grands jours et vous souhaite la bienvenue en ces lieux.
L'article 33 de la loi 2006/016 du 29 décembre 2006 fixant l'organisation et le fonctionnement de la Cour Suprême dispose en son alinéa 1 que : « Au début de chaque année judiciaire et au plus tard le 28 février, la Cour Suprême tient, sous la présidence du Premier Président une audience solennelle de rentrée à laquelle assistent également en robe, les chefs des Cours d'Appels, des juridictions inférieures en matière de contentieux administratif et des juridictions inférieures des comptes ».
L'audience solennelle de ce jour entend remplir une double exigence : le respect scrupuleux de la loi susvisée et l'observation des usages des hautes juridictions modernes.
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A l'occasion de cette rentrée et pour sacrifier au rituel, nous avons choisi de partager avec vous une réflexion qui touche à l'actualité de notre pays et surtout aux exigences de notre démocratie et de notre État de Droit :
« La démesure dans l'expression des libertés au Cameroun ».
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Le petit dictionnaire «Hachette» définit la démesure comme l'excès, ce qui va au-delà de la mesure normale.
L'exercice des libertés est marqué par la dialectique de ce qui est permis et de ce qui est interdit.
La démesure dans l'expression des libertés renvoie aux dérives qui foisonnent au Cameroun dans le domaine des libertés, alors que le cadre légal est bien matérialisé dans notre pays.
Notre démocratie a pour fondement l'éclosion des libertés (1) et l'État de Droit ne s'apprécie véritablement qu'en fonction de l'expression des libertés publiques.
En guise d'introduction au recueil des textes : Cameroun, Droits et libertés, le Président Paul Biya affirmait en 1990 que : « La démocratie, c'est avant tout la liberté.
Liberté de presse,