Cérémonie de présentation des Vœux de Nouvel An 2018 au Chef de l'Etat
DISCOURS DU CHEF DE L'ETAT EN REPONSE AUX VŒUX DU CORPS DIPLOMATIQUE.
Yaoundé, le 04 janvier 2018
Monsieur le Doyen du Corps diplomatique,
Je voudrais, à l'entame de mon propos, vous remercier pour vos paroles très aimables et encourageantes à l'endroit de mon épouse et de moi-même et, surtout, à l'égard du peuple camerounais dont vous avez bien voulu souligner le courage et l'amour de la paix.
Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique,
Alors que les échos des derniers combats contre l'Etat Islamique en Irak et en Syrie nous parviennent et que des signes de reprise de l'économie mondiale commencent à se manifester, est-il possible d'espérer que les tensions qui ont marqué ces dernières années s'atténuent et que s'ouvre, dans le monde, une période plus propice au progrès économique et social ?
Il est sans doute prématuré de répondre à cette question. Mais rien ne s'oppose à ce que nous examinions, ensemble, les éléments du problème ainsi posé.
Certes, l'Etat Islamique paraît avoir perdu la partie. Il a toutefois laissé derrière lui les ferments d'une subversion qui n'a pas dit son dernier mot. De plus, de nombreux djihadistes ont regagné leur pays d'origine où ils représentent un danger éventuel.
D'autre part, la rivalité entre les deux pays les plus puissants de la région continuera d'être un facteur déstabilisant pour toute la zone, sans parler du problème israélo-palestinien qui paraît avoir découragé toutes les bonnes volontés et reste sans solution. La région du Proche et du Moyen Orient demeurera donc vraisemblablement un espace de conflits potentiels.
Le djihadisme n'a d'ailleurs pas attendu la défaite de l'Etat Islamique pour essaimer à travers le nord de l'Afrique, vers la bande sahélienne. Sous différentes identités, AQMI, BOKO HARAM, SHEBAB, il a menacé et menace encore divers États africains. Malgré les coups qui lui ont été portés, il représente toujours un danger pour leur indépendance et leur modèle social.
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S'agissant du Cameroun, la menace a été écartée grâce à la vaillance de nos forces de défense et de sécurité et de la Force Multinationale Mixte, appuyées par l'Union Africaine et nos partenaires internationaux.
Mais nous devons rester vigilants. Même si l'ONU et les grandes puissances ont pris la mesure du danger, il reste à définir une stratégie d'envergure mondiale, à même d'apporter une solution définitive.
Sur le plan de l'économie, il convient, je crois, de se réjouir des signes annonciateurs d'un retour de la croissance. Il faut toutefois préciser que les situations ne sont pas les mêmes partout.