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Analyse de la Compétitivité-Prix dans la CEMAC

CEMAC · Adoption : 31 mars 2026

Ce rapport de la BEAC analyse l'évolution du taux de change effectif réel (TCER) de la CEMAC au premier trimestre 2026. Il constate une dépréciation du TCER global, indiquant un gain de compétitivité-prix sur les marchés internationaux. Ce gain s'explique par la dépréciation de l'euro, monnaie d'ancrage du FCFA, et un différentiel d'inflation favorable à la CEMAC. L'analyse détaille les contributions des exportations et importations, ainsi que les perspectives incertaines pour le deuxième…

Au premier trimestre 2026, le taux de change effectif réel (TCER) global de la CEMAC, qui mesure la compétitivité-prix, s'est déprécié, indiquant un gain de compétitivité sur les marchés internationaux par rapport au trimestre précédent. En effet, en moyenne trimestrielle, le TCER global a reculé de 1,1 %, après une baisse de 1,2 % au trimestre précédent.

Évolution du TCER global

Le gain de compétitivité de la CEMAC sur les marchés internationaux au quatrième trimestre s'explique par une amélioration tant sur le front des importations (-o,7 %) que sur celui des exportations (-2,1 %). Sur cette période, le TCER est resté inférieur au taux de change effectif nominal (TCEN). Cet écart traduit un différentiel d’inflation avantageux pour la CEMAC par rapport à ses clients et fournisseurs. De manière générale, la Sous-région maîtrise mieux la hausse des prix que ses principaux partenaires commerciaux. Ainsi, entre le dernier trimestre 2025 et le premier trimestre 2026, la CEMAC n'a enregistré qu'une légère inflation de 0,2 %. En outre, l'évolution de la compétitivité-prix a montré que le TCEN de la CEMAC a poursuivi son repli en passant d'un recul de 0,4 % fin 2025 à une baisse de o,6 % au premier trimestre 2026 (Graphique 1).

Ce gain de compétitivité s'explique par la dépréciation de l’euro, monnaie d‘ancrage. En effet, la zone euro étant importatrice nette d’énergie, elle pâtit de la hausse des cours du pétrole et du gaz, induisant un alourdissement de sa facture énergétique, au contraire des Etats-Unis, qui sont producteurs d’énergie. En outre, la Chine achète du pétrole russe voire iranien, en yuan. Par conséquent, une appréciation du yuan par rapport à l’euro induit une baisse du F CFA par rapport au yuan.

L'analyse en termes réels (Graphique 2) a montré qu'au premier trimestre 2026, le FCFA a perdu du terrain face aux principales monnaies partenaires. Le recul le plus marqué a été constaté avec le yuan chinois (-2,o %), suivi de la livre sterling (-1,0 %), du dollar américain (-0,2 %) et de l’euro (-0,1 %).

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YearTCEN_global (hors pétrole et gaz)TCER_global (hors pétrole et gaz)
2021Q4-0.5%-2.5%
2022Q1-0.3%-1.8%
2022Q2-1.8%-2.5%
2022Q3-1.0%-1.5%
2022Q42.0%2.5%
2023Q11.8%3.0%
2023Q21.5%2.0%
2023Q31.0%1.5%
2023Q4-0.5%-0.5%
2024Q10.5%0.5%
2024Q20.0%0.0%
2024Q31.0%1.5%
2024Q4-1.0%-1.5%
2025Q1-0.5%-0.5%
2025Q23.0%2.5%
2025Q31.0%1.5%
2025Q4-0.5%-1.0%
2026Q1-0.7%-1.0%

</details>

Source : BEAC

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