MINISTERE D’ETAT, MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION ---------------- DIRECTION GENERALE DE LA FONCTION PUBLIQUE ---------------- DIRECTION DE LA FORMATION ET DU RENFORCEMENT DES CAPACITES ---------------- CENTRE DE PERFECTIONNEMENT DES FONCTIONNAIRES ET AGENTS DE L’ETAT- AMADOU GON COULIBALY
REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE Union – Discipline – Travail ----------
ETHIQUE PUBLIQUE ET LUTTE CONTRE LA CORRUPTION
FORMATION EN ADMINISTRATION DE BASE CATÉGORIE A4 ET A3
CENTRE DE PERFECTIONNEMENT DES FONCTIONNAIRES ET AGENTS DE L’ETAT AMADOU GON COULIBALY
Centre de Perfectionnement des Fonctionnaires et Agents de l’Etat AMADOU GON COULIBALY • CPFAE/AGC •
SESSION 2026
REPUBLIQUE DE CÔTE D'IVOIRE Union – Discipline - travail
ABG-LAC ACADÉMIE DE LA BONNE GOUVERNANCE ET DU LEADERSHIP ANTI-CORRUPTION
HABC HAUTE AUTORITÉ POUR LA BONNE GOUVERNANCE
FORMATION DES NOUVEAUX FONCTIONNAIRES ------------------ ETHIQUE PUBLIQUE ET LUTTE CONTRE LA CORRUPTION
MANUEL DE L'APPRENANT
Janvier 2026
- Contexte et justification
La fonction publique accueille régulièrement de nouveaux agents appelés à servir l’État et les citoyens. Dans un environnement marqué par l'exigence croissante de transparence et l'influence des réseaux sociaux, le fonctionnaire n'est plus seulement un exécutant technique mais le garant de la légitimité et de la crédibilité de l'État. Ces jeunes fonctionnaires, en début de carrière, doivent être sensibilisés aux valeurs fondamentales de l’éthique, aux principes de la bonne gouvernance et singulièrement sur les actes de corruption et les infractions assimilées. Pour y parvenir, il est nécessaire de mettre un accent particulier sur la formation des nouveaux agents publics car la formation est un facteur clé dans la prévention et la lutte contre la corruption puisqu’elle permet : (i) de mieux comprendre le phénomène de la corruption et ses effets néfastes, (ii) de disposer des outils nécessaires pour y faire face, et (iii) de contribuer au changement de mentalité et de comportement. Cette formation s’inscrit dans le cadre des engagements internationaux pris, à travers la ratification des conventions (ONU, UA, OCDE), qui imposent aux Etats de former leurs agents publics à l’éthique. Elle répond également à la réforme de l’Etat dont la volonté est de passer à une administration "de service" où l'intégrité est la condition sine qua non de son efficacité.
La mise en place de ce cours repose sur quatre arguments fondamentaux :
a. La prévention des risques juridiques et de carrière La corruption n'est pas toujours le fait d'une volonté de nuire ; elle naît souvent d'une méconnaissance des textes. En effet, de nombreux nouveaux agents confondent "courtoisie" et "corruption passive", ou ignorent ce qu'est une "prise illégale d'intérêts". Cette formation est donc une réponse à la vulnérabilité des nouveaux entrants car, les jeunes fonctionnaires, souvent affectés à des postes opérationnels sans expérience des pressions politiques ou sociales, constituent la cible la plus exposée aux tentatives de corruption. Former l'agent, c'est d'abord le protéger contre lui-même et contre des erreurs qui pourraient briser sa carrière dès les premières années.
b. Le coût économique et social de la corruption