Base juridique africaine
Décision de justice · n° Arrêt n° 23/2006

SAFCA et SAFBAIL contre Société Air Continental

OHADA · Adoption : 15 décembre 2006

La CCJA est saisie d’un pourvoi formé par SAFCA et SAFBAIL contre un arrêt ayant ordonné la mainlevée d’une saisie d’aéronefs. La société Air Continental bénéficiait d’un concordat préventif homologué. La Cour considère que la suspension des poursuites individuelles s’applique aux créances antérieures. Les créanciers ne pouvaient pratiquer la saisie avant l’annulation ou la résolution du concordat. Le pourvoi est rejeté. La mainlevée de la saisie est maintenue. SAFCA et SAFBAIL sont condamnées…

Ohadata J-12-211

Chronique par Christian GAMALEU KAMENI Doctorant, Centre de droit économique, Université Paul Cézanne Aix-Marseille III (France) Revue PENANT n° 877 – Octobre / Décembre 2011, page 543.

Cour Commune de Justice et d’Arbitrage, Arrêt n° 23/2006 du 16 novembre 2006.

Ohadata J-08-96

Le refus de la Cour suprême de Côte d’Ivoire à statuer comme la plus Haute juridiction communautaire africaine en matière du droit des affaires est significatif. En effet, saisie d’un pourvoi initié le 23 août 2001, cette juridiction réunie en chambre judiciaire formation civile renvoie les parties auprès de la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage, conformément à l’article 15 du Traité relatif à l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Par arrêt n° 23 du 16 novembre 2006, la 2e chambre de la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage tranche un contentieux relatif à une saisie opérée au cours d’une procédure de règlement préventif.

En l’espèce, la société Air Continental, dans le but de financer l’acquisition de deux aéronefs, signe deux contrats avec la Société africaine de Crédit automobile (SAFCA) et la Société africaine de Crédit-Bail (SAFBAIL) qui, toutes les deux, prennent une hypothèque sur lesdits aéronefs au registre ivoirien d’immatriculation des aéronefs civils. Ces deux contrats sont respectivement signés le 22 janvier 1999 et le 6 février 1998. Le premier contrat, qui s’élève à 90.000.000 francs CFA, fera l’objet d’un remboursement par la société Air C. en 60 échéances mensuelles de 2.395.108 francs CFA. Le second, d’un montant de 469.935.000 francs CFA, s’étalera sur 5 ans et sera remboursé mensuellement à hauteur de 11.226.597 francs CFA.

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